ADFE en 2009 avec les parents d’élèves, déjà !

en 2009, c’était une prévision et nous avons manifesté contre ses risques et dangers…. l’avenir nous a donné tristement raison, nous le voyons aujourd’hui……

Un seul point a été positif, grâce à l’arrivée d’un nouveau gouvernement :  l’augmentation du budget des bourses. Augmentation correspondante à la suppression de la mesure d’exonération des frais de scolarité pour les classes terminales

Marcel Reynier

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Ce que nous disions en 2009:

Contre la hausse excessive des frais de scolarité!

Enseignement Français à l’étranger:

FDM-ADFE Maroc s’associe aux associations de parents d ‘élèves dans leur combat contre la prévision de hausse excessive des frais de scolarité!

Lors d’une réunion d’information, le 11 mars 2009, à Rabat, les participants, (parents d’élèves, représentants des personnels et délégués à l’AFE) ont été avertis d’un plan de hausse des frais scolarité sur trois ans, d’un minimum annuel de 12% (soit 45 à 50% sur trois ans). Un mois après, le montant exact pour le Maroc, n’est toujours pas fixé.

La Directrice de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) le confirme elle-même, l’Agence est en difficulté financière, elle doit en effet, à budget constant, faire face à la fois à une hausse des effectifs, un alourdissement des charges (part patronale de la pension civile des enseignants, compétence immobilière pour les établissements appartenant à la France) et à un désengagement progressif de l’état.

Bercy fait pression pour récupérer les derniers postes d’expatriés, alors que la mesure de prise en charge des frais de scolarité va peser de plus en plus lourdement sur le budget du MAE et laissera de moins en moins de marge de manœuvre à l’AEFE.

A l’évidence, le déficit budgétaire ne peut que s’aggraver et la contribution de 6% votée au dernier CA ne suffira pas à maintenir l’équilibre.

Nous assistons à une gestion au jour le jour qui n’incite pas à l’optimisme. Les premières commissions des bourses viennent de se tenir sans que soient connus les montants réels des frais de scolarité!

Les parents des élèves de primaire et collège, aux revenus ne leur permettant pas de bénéficier d’une bourse, sont les premières victimes de cette situation.

Les personnels, également, ont toutes les raisons de s’inquiéter: perte massive de postes d’expatriés, emploi de titulaires sur des supports de recrutés locaux, non remplacement des personnels d’entretien, projet de contrats limités dans le temps pour les enseignants résidents, absence de revalorisation de l’Avantage Familial…

 

Avec les parents d’élèves et les syndicats d’enseignants, nous exigeons:

  • Une augmentation du budget de l’AEFE au moins proportionnelle à la progression des effectifs.

  • Une tutelle conjointe du MAE et du ministère de l’éducation nationale.

  • Un ajustement des frais de scolarité limité à l’inflation.

  • Le maintien du nombre d’enseignants titulaires.

  • La suppression de la mesure d’exonération pour les élèves de lycée, et son remplacement par une augmentation conséquente du budget des bourses.

 

 François Le Floc’h

 

 

 

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